Le petit passage à vide

Fondation Fondamental

Le petit passage à vide

Le petit passage à vide
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    Campagne
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    Santé

La dépression est l’une des maladies psychiques les plus répandues mais aussi l’une des plus méconnues. C’est un fait que nous avons pu constater lors du début de notre travail avec Fondation FondaMental qui souhaitait sensibiliser le grand public sur la gravité de cette maladie. Nous nous sommes en effet trouvés devant une montagne de faits plus alarmants les uns que les autres qui nous projetaient naturellement vers une approche stratégique statistique et une idée créative dramatisante. Nous avons donc mis en place une réelle collaboration avec la Fondation qui nous a permis de nous immerger dans le quotidien de patients atteints de dépression. C’est à l’issue de ces échanges avec des médecins, patients et experts que nous avons identifié le véritable problème humain qui se cache derrière ces chiffres : la minimisation des symptômes de la dépression par les médecins. Nous avons donc choisi de partir de cette tension pour sensibiliser le grand public et surtout pour créer un lien entre eux et les personnes atteintes de dépression. Avec le film « le petit passage à vide », nous avons fait le choix du ressort tragi-comique pour maximiser l’impact du message et souligner l’absurdité de la situation dans laquelle se retrouve un patient atteint de dépression lorsqu’il est face à un praticien qui minimise ses symptômes.

Chaque année, la dépression tue plus de 6000 personnes en France. Souvent apparentée à une « déprime » ou un « petit coup de blues », la dépression reste, aujourd’hui encore, insuffisamment comprise, diagnostiquée et traitée. Or non traitée, elle peut prendre une forme sévère ou chronique et conduire au suicide. Afin de marquer les esprits, la Fondation FondaMental et la Fnapsy, soutenues par le groupe de protection sociale Klesia et la Fondation Roger de Spoelberch, ont lancé en 2019 une campagne de sensibilisation imaginée et produite par Serviceplan Health.

La dépression, un mal invisible

Crée en 2007 à l’initiative du Ministère de l’Enseignent Supérieur et de la Recherche, la Fondation FondaMental propose un nouveau regard sur les maladies mentales en offrant de dépasser les croyances et de progresser vers une société bien-traitante. Elle soutient également l’innovation et la prise en charge des patients et s’engage chaque jour de façon concrète pour engager le grand public dans son combat. Par leur sévérité, par la détresse qu’elles entrainent comme par leur poids dans la société, les maladies mentales constituent un enjeu majeur de santé publique, souvent méconnu et oublié alors qu’il nous concerne tous.

Appelées à devenir la première cause handicap à l’horizon 2020 selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les maladies mentales touchent plus d’1 Français sur 5 et sont responsables de la majeure partie des 12 000 morts par suicide chaque année. Lors de notre entrée en compétition sur ce sujet, nous avons d’abord été frappés par les informations qui nous ont été apportées par la Fondation. Ces chiffres démontrent en effet une méconnaissance, voire une minimisation des maladies mentales dans notre société alors même que le problème ne fait que prendre de l’ampleur. Tout au long du processus de recherche et même de conception de la campagne, nous nous sommes donc attachés à créer une réelle relation avec la Fondation et ses représentants afin de nous immerger dans la réalité des patients atteints de dépression. C’est là que réside la réelle force de notre campagne « Le petit passage à vide ».

Dissocier le coup de déprime et la dépression et en représenter la gravité : l’utilisation du ressort tragi-comique pour toucher le grand public

Il nous semblait nécessaire de déclencher un processus d’identification pour le grand public et d’inclure dès le départ cette contrainte dans le brief fait aux équipes créatives. L’autre prérequis de cette campagne a été sa tonalité. Nous avons pris le parti de nous éloigner du registre purement dramatique communément utilisé et usé par les autres acteurs des maladies mentales. Nous voulions ainsi provoquer chez le gens une réaction presque viscérale, un sentiment qu’ils ne pourraient pas ignorer.

Au cœur du dispositif de communication, le film « le petit passage à vide » entend rappeler que la dépression est une maladie « sérieuse » qui peut avoir des conséquences fatales. À cheval entre la comédie et le drame, il montre comment seraient traités les patients atteints de pathologies manifestes, si leurs signes cliniques étaient considérés avec la même légèreté que le sont parfois les signes de la dépression. Nous voulions donc ainsi briser la barrière d’incompréhension qui se dresse entre une personne atteinte de dépression et le reste du monde.

La dépression est une maladie, et non le reflet d’une faiblesse de caractère. Pourtant, souvent confondue avec une « déprime » ou un « petit coup de blues », elle reste aujourd’hui encore, insuffisamment comprise, diagnostiquée et traitée. Nous avons donc fait le choix du ressort tragi-comique pour maximiser l’impact du message et souligner l’absurdité de la situation dans laquelle se retrouve un patient atteint de dépression lorsqu’il est face à un praticien qui minimise ses symptômes.

Émerger pour mieux sensibiliser

Le film à ensuite été lancé à l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale le 10 octobre 2019, une date cruciale pour les multiples organismes impliqués. Une date durant laquelle les actions de communications sur le sujet se bousculent. Là encore le choix du ressort tragi-comique a été déterminant dans la capacité du film à émerger dans un océan de messages plus dramatiques les uns que les autres. Aux frontières de la provocation, tant il s’émancipe des codes usuels des campagnes de sensibilisation pour les maladies mentales, le film « le petit passage à vide » avait vocation à marquer les esprits afin de donner au message toute la puissance qu’il mérite.  

 

 

 

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